Libère ma colère

Le harcèlement au travail a réveillé de vieux traumatismes de l'enfance. À vous, qui avez croisé mon chemin et tenté de me briser. Ceci n'est pas une vengeance mais une satisfaction personnelle de vous montrer comme vous êtes et de laisser les yeux de parfaits inconnus apprécier vos agissements


Enfin le début !

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C’est étonnant de voir à quel point il est difficile de prendre une décision et encore plus difficile de s’y mettre.

Aujourd’hui, c’est ma sixième séance chez le psychothérapeute et c’est seulement depuis la semaine dernière que j’ai pris conscience des dégats.

Je ne sais pas encore par quel côté commencer … J’ai la nette impression que mes écrits risquent d’être un fouillis.

À mon sens, il me semble utile de définir le principal sujet : « le harcèlement au travail ».

Selon la législation française :

Le harcèlement moral se manifeste par des agissements répétés pouvant entraîner, pour la personne qui les subit, une dégradation de ses conditions de travail pouvant aboutir à :

  • une atteinte à ses droits et à sa dignité
  • ou une altération de sa santé physique ou mentale
  • ou une menace pour son évolution professionnelle.

source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2354

Forcément, si aujourd’hui je prends le temps d’écrire, c’est que j’estime réunir l’ensemble des facteurs de cette définition.

J’ai tenté toutes les solutions internes et je crois avoir compris que quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai « démolie ». En écrivant démolir, je souris amèrement, car ils ont réussi. Je suis brisée, meurtrie, je souffre au quotidien. Alors quoi de mieux que de libérer tout ce sublime conte par écrit ! Let’s go !

Je suis une femme issue d’un milieu social particulier. Une partie de ma famille est d’origine bourgeoise mais déchue, et l’autre partie d’origine rurale. J’ai été éduquée au gré des évènements par mon grand père, élevé par les jésuites, par ma tante, jeune adulte, et par ma grand-mère, éduquée dans les colonies.

Dans leur fonctionnement je devais devenir une femme capable de faire la conversation, de recevoir, de se tenir à sa place de « femme », et en parallèle je devais devenir libre et indépendante.
Voici le premier paradoxe auquel je vais être confrontée…

Cette courte présentation, qui fera l’objet plus tard de plus de description doit permettre de percevoir le socle des valeurs qui m’animaient il y a peu.

En résumé, j’ai appris à obéir, à me tenir droite et à ne pas répondre. Donc quand je saute le pas pour mon avenir professionnel, je suis embrassée par la loyauté, la conscience professionnelle et surtout la mission avant tout.
Oui, Candide de Voltaire existe et je suis le bisounours de cette stupidité ! Car au pays des grands décideurs, il n’y a pas de place pour Candide mais de l’espace pour Machiavel.

Mon histoire fait partie de ces histoires que l’on ne raconte pas, elle prend place dans une fosse dans laquelle chaque victime tente de se délester du souvenir de ce qui lui est arrivé. Tout ceci en pensant que ce poids une fois enfoui appartiendra au passé.
N’ayant plus rien à perdre et vu dans quel état je suis, je vais pour ce qui concerne me délester ailleurs que dans ce fossé puant.

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